NOTRE SEULE FORCE : LA SOLIDARITE !


Licenciements, accroissement de la productivité, flexibilité, contrats précaires… Tout cela nous est présenté comme une fatalité, comme le résultat de la concurrence avec des travailleurs d’un autre site industriel, d’un pays où les salaires sont plus bas, des immigrés sous-payés.

Mais cette « fatalité » est celle de la logique capitaliste qui recherche le profit à tout prix. Et ce profit, c’est de l’exploitation des travailleurs que le système le tire. Travailleurs qu’il menace, presse comme des citrons pour les jeter lorsqu’ils deviennent excédentaires. La mise en concurrence des travailleurs entre eux n’a que deux objectifs : cacher la cause réelle de l’exploitation et des licenciements et briser la solidarité qui unit les exploités.

La cause des licenciements massifs se trouve dans le fonctionnement du système où la recherche du profit provoque une surproduction massive avec, en parallèle, un appauvrissement tout aussi massif.

Aujourd’hui, l’usine VW de Forest est attaquée de plein fouet et reflète parfaitement ce double mouvement de surproduction/licenciements/appauvrissement des travailleurs. Et demain, à qui le tour ?

Comme d’habitude, la classe dominante se serre les coudes pour contenir tout débordement et mener les travailleurs au découragement. Policiers en place autour du site de Forest ; employeurs qui, comme par miracle, proposent 30 emplois par-ci, 400 par-là ; cellules de reconversion déjà créées par des pouvoirs publics alors qu’aucune décision officielle n’est connue ; promesse d’une nouvelle production en … 2009 : tous installent un cordon sanitaire pour prévenir la révolte.

Un pion central dans cet étouffement de toute réaction ouvrière sont les organes syndicaux. Comme d’habitude, ils se présentent comme les spécialistes de la grève et privent les travailleurs de leur capacité de décider de leurs actions et de leur avenir alors que la seule possibilité de réaction des travailleurs est l’organisation d’Assemblées générales pour discuter ensemble de leurs actions et de leur lutte. Renvoyer les travailleurs chez eux pour éviter qu’ils s’organisent ensemble ; organiser des pseudo contacts avec d’autres entreprises pour éviter toute réelle extension spontanée ; entériner et négocier les licenciements pour permettre au capital de mener à bien ses projets : voilà le rôle bien connu et 1000 fois répété de ces organes d’encadrement de la classe ouvrière que sont les syndicats.

Le système capitaliste est une machine à broyer les humains. Seul le profit compte et l’homme n’y est qu’une marchandise parmi les autres, une pièce utile pour un temps à la production.

Aucune perspective n’est envisageable dans un système qui crée toujours plus de surproduction et de chômage, de violence, de famines, de guerres, de destructions écologiques.

Notre seule force pour nous opposer à cette logique est notre solidarité de classe : les prolétaires du monde entier, chômeurs ou travailleurs, possèdent cette force de refuser la place dans laquelle le système capitaliste les enferme.

Un autre monde est possible : les capacités de produire ce qui est nécessaire à la vie de tous existent. Ensemble, nous pouvons créer les bases d’une société qui rende à l’être humain son droit à une existence humaine, une société au service de la satisfaction des besoins humains.

Perspective Internationaliste
Novembre 2006


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