De Rambo à Mad Max : MISSION RAMPANTE EN AFGHANISTAN


À la fin du film Rambo III (1988, Hollywood), le héros éponyme laisse ses camarades Mujahedin combattre l'armée russe ; le film est dédicacé au "vaillant peuple de l'Afghanistan". Quelle malédiction ! L'année suivante les Russes se sont retirés de leur occupation, longue d’une décennie, ne voulant plus payer le prix en troubles et en sang d’un pseudo-commandement de ce pays, sans bénéfice significatif. Mais, loin de réaliser la “paix”, l'Afghanistan est devenu un point chaud où s’illustre le changement de la physionomie impérialiste du capitalisme mondial, qui est passée d’une rivalité de longue date entre deux blocs cohérents au “marché libre” du meurtre et de la destruction.

Désintérêt

La “Doctrine Reagan” a longtemps bénéficié du soutient des organisations dressées contre “l’Empire du Mal”; estimant que “la lutte du peuple afghan a représenté les aspirations humaines les plus élevées pour la liberté”, le lancement de la navette spatiale Colombia en mars 1982 lui a été dédié. Ainsi, avec l'appui ferme - principalement de la C.I.A et de l'ISI (agence d'intelligence Inter-Services du Pakistan), et également de la Chine et de divers états arabes - les Mujahedin avaient pu accroître un défi substantiel à l’appareil militaire soviétique. La contraction de l’Europe de l'Est avait permis aux Russes de détourner des armements au régime de Najibullah qu’ils laissèrent derrière eux en Afghanistan. Le Mujahedin et l'armée régulière afghane avaient chacun été formés par leurs patrons respectifs et étaient experts en combats, et au moment où le gouvernement de Najibullah est tombé en 1992, le pays était dans une véritable guerre civile.

Avec le retrait de la présence russe, les Américains se sont désintéressés du pays, mis à part un programme non réussi de rachat par la C.I.A des missiles anti-aériens Stinger inutilisés. Essentiellement, les USA ont laissé les Afghans à leur destin, car ils ont eu les Kurdes irakiens au début des années ‘70. La différence cette fois était qu'il n’y avait personne dans le rôle d'un Saddam Hussein capable, avec une force militaire non défiée, d’écraser toute opposition interne. Les seigneurs de la guerre Mujahedin se sont battus entre eux, ainsi que pour la domination de l’état central afghan; en même temps, ils ont réduit la population à la pénurie et à un état d'anarchie. Il semble que c'était en réponse à cette situation que les Talibans aient émergé comme force militaire sous le mollah Omar fin 1994 ; avant cette date, seule une poignée d’entre eux avaient été impliqués dans le conflit avec la Russie ou avec les forces de Najibullah, la majorité étant de jeunes étudiants de madrasa dans les camps de réfugiés afghans au Pakistan. Le succès des Talibans à dominer la majeure partie du pays a été lié à leur attitude intransigeante envers les troupes des seigneurs de la guerre, attitude qui leur a donné l'appui populaire.

Après la capture d'une réserve massive d'armes, ils sont devenus une force sérieuse qui, en septembre 1996, a été capable de s’emparer de Kaboul. Ils ont alors été capables d’installer un gouvernement et de démanteler l'appareillage d'état précédent. Sous leur régime, une nouvelle idéologie dominante, basée sur la loi de la Sharia, a été développée et est devenue notoire pour sa brutalité et sa misogynie ; une “semi-pacification” est devenue la norme.

L'indifférence des impérialismes principaux envers l'Afghanistan ne l'a pas isolé des impératifs socio- économiques de l'état mondial du système capitaliste. Les vipères dans ce nid se sont seulement multipliées - et ont augmenté la souffrance des personnes dans ce pays par leurs rivalités meurtrières. Rien de neuf dans tout cela peut-être, mais l'accélération de la régression sociale dans le monde. Déjà au tournant de ce siècle les Afghans ont constitué la plus grande population de réfugiés dans le monde (3.6 millions), la plupart étant déplacés en Iran et au Pakistan ; en 2001 seulement, un autre million de réfugiés supplémentaires. Ajoutez à cela la sécheresse, la destruction de l’infrastructure, le froid et la guerre permanente, et vous aurez l’un des plus grands désastres sociaux du 20ème/début 21ème siècle. Mais les conséquences épouvantables de cette situation n’étaient pas gouvernables.

La position géographique de l'Afghanistan, les idéologies et les hostilités des factions opposées ont menacé de répandre l’instabilité dans tous les pays environnants et d'autres plus éloignés. Les deux superpuissances militaires étant mises à l'écart, l'Afghanistan est apparu comme une zone libre de tir pour des rivaux impérialistes de moindre envergure, comme ceux d’Arabie Saoudite, d’Iran, d’Inde ou du Pakistan. La plupart des états d’Asie centrale se sont impliqués dans le soutien des ethnies frontalières correspondantes : ainsi l’Uzbekistan, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan et le Tajikistan ont armé et financé les tribus qui sont venues ensemble dans l'alliance du nord pour combattre les Talibans. C'était non seulement la contiguité qui a provoqué l’implication d'autres états capitalistes. Dans les années ‘80 l'ISI avait été impliqué dans des programmes pour radicaliser et importer des musulmans de toutes les parties du monde pour venir en Afghanistan et combattre les Russes. Osama Ben Laden était l'un de ceux qui les ont formés. Un legs de cette activité était la fabrication des futurs membres d’organisations terroristes ultérieures, qui sont aujourd’hui actives sur le plan international.

Ni les USA ni la Russie n'avaient eu un quelconque intérêt dans le développement économique de l'Afghanistan de la façon don’t ils ont pu l’avoir dans les années ‘60. Néanmoins, dans les années ` 90s, il y avait des propositions qui auraient contribué au maintien d’un certain type d'infrastructure. Divers consortiums occidentaux ont projeté la construction de pipe-lines à travers le pays. Le gouvernement de Benazir Bhutto a voulu une nouvelle autoroute qui relie le Pakistan directement aux états asiatiques centraux. Des contrebandiers, les Mafia et les bureaucrates d’Etat étaient tous intéressés mais le succès de chaque projet dépendait de la pacification de l'Afghanistan.

La production d’opium est intriquée dans la dynamique sociale, politique et économique. Sous l’occupation russe, avec l'aide de la C.I.A, les seigneurs de la guerre ont développé la culture du pavot comme un moyen de faire rentrer des revenus et de faciliter les exportations vers les républiques asiatiques centrales. Pendant l'effondrement dans la guerre civile, les seigneurs de la guerre l'ont encouragée encore plus afin de compenser leurs revenus déficitaires après le départ des Russes et l’assèchement des subsides américains.

Pendant le règne des Talibans, la production a continué à s’accroître jusqu'à ce qu'un diktat de juillet 2000 du mollah Omar l'ait déclarée “non-Islamique”. En un an, la production est tombée à quasi-zéro et l'ONU l’a reconnu comme le programme anti-drogues le plus couronné de succès. Cependant, en octobre 2001, l’invasion américaine en association avec l'alliance du Nord a apporté encore davantage de dévastations économiques et a encouragé de nombreux fermiers à reprendre la production d’opium. Depuis, toutes les parties ont un intérêt direct et substantiel dans la production d'opium : le gouvernement de Karzai continue à protéger sa production ; et après leur éviction du pouvoir, les Talibans ont encore changé d’avis, approuvant et taxant à nouveau la production d’opium pour générer des revenus. Le crime organisé, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afghanistan, est toujours intéressé.

Dans un pays qui, en 2004 occupait le 173ème rang sur 177 pays dans le classement des Nations Unies, les fermiers ne vont pas tourner le dos à cette manne financière. Pourtant, la logique aliénée de ce système continue à générer des résultats bizarres. Il y a maintenant une abondance d’opium en stock et le prix payé au fermier est tombé, alors que le prix local du blé est environ de deux fois le prix du marché mondial. Les Talibans ont dû accepter que des fermiers achètent les grains de blé au gouvernement Karzai. Pourtant, avec un manque déjà prononcé de médicaments basés sur l’opium dans le monde en voie de développement, empiré par l’augmentation des cancers et l’incidence du SIDA, un marché alternatif existe. En effet, le Conseil international sur la sécurité et le développement, précédemment le Conseil de Senlis) fait une proposition en juin 2007, intitulée “l’Opium pour la Médecine”. Cependant, le comité de contrôle des Narcotiques des Nations Unies limite de telles activités. Les compagnies pharmaceutiques ne présentent pas publiquement leurs observations sur ces propositions.

Les grandes compagnies pharmaceutiques et les cartels internationaux de drogue ont intérêt à maintenir le rapport approprié entre volume/prix pour leurs segments respectivement licites et illicites de marchés d’opiacés, et ils ont intérêt à éviter des dilutions contre-productives entre marchés. Dans le désordre social et économique où les armements sont abondants, l'argent de la drogue magnifie la puissance de n'importe quel groupe qui contribue au désordre.

Un intérêt renouvelé

L'intérêt américain en Afghanistan s’est renforcé après les attaques d'Al-Qaeda des ambassades des USA à Dar es Salaam et Nairobi en 1998. L'invasion d'octobre 2001 de l'Afghanistan a été justifiée par les USA comme la conséquence du 11 septembre : il s’agissait d’attaquer un pays Taliban qui fournissait un asile pour Al-Qaeda. Après quelques semaines, les Talibans ont été défaits face à la connexion entre les forces des USA et l'alliance du Nord qui était une confédération d’unités tribales. En décembre, l’OTAN annonçait aux militaires américains que Ben Laden était caché dans les grottes des Montagnes de Tora Bora. Que cela soit vrai ou non importe peu. Mais cela a suffit pour impliquer encore davantage les Etats-Unis. Rumsfeld et le Pentagone ont raconté au monde que ces montagnes cachaient de nombreux secrets, des équipements high tech, protégés des bombes, d’où Ben Laden pouvait lancer des attaques contre le monde démocratique. Les Etats Unis ont ainsi justifié leur utilisation de la bombe non-nucléaire la plus puissante – ‘daisy-cutter’- pour dégager le terrain avant que les troupes américaines et afghanes n’y soient envoyées pour pénétrer dans le repère de Ben Laden. Cette histoire de science-fiction à dormir debout n’était que pure imagination; une répétition de 1976, où les possibilités nucléaires stratégiques russes avaient été largement surestimées par Donald Rumsfeld et l’équipe Bush (comportant Paul Wolfowitz et d'autres) pour justifier des augmentations massives de dépenses militaires. Loin d'être des lieux appropriés à un film de James Bond il n’y avait que des sombres grottes utilisées comme dépôts d’armes. S'il y avait jamais séjourné, Ben Laden avait quitté les lieux. Néanmoins la propagande était lancée, et les répercussions étaient mondiales.

Au cours des mois suivants, plusieurs fils dans la pensée de la bourgeoisie américaine ont tissé une nouvelle politique : leur énorme excédent militaire constituait des possibilités supérieures à toutes autres forces ; leur sens de la domination en Afghanistan ayant lui-même conduit ensuite les Talibans ; leur interprétation que l'alliance du nord servait de base à un nouvel état afghan ; leur identification de l'attitude positive de la population générale envers la sortie des Talibans. La réévaluation recouvrait plusieurs aspects : rester en Afghanistan ; passer la responsabilité de mener la force internationale à l'OTAN sous le couvert de l'ISAF (la force d'aide de sécurité internationale) ; pour construire un nouvel appareil d’état centralisé ; et, naturellement, introduire la “démocratie”. D'ailleurs, leur interprétation des événements en Afghanistan était en relation avec leur envie d’envahir l'Irak. L’idée centrale était qu’ils pourraient créer volontairement une autorité centrale d'état, et que les chefs tribaux étaient marginalisés : c'était une idée particulièrement stupide car les chefs tribaux étaient les seuls ayant une certaine forme de contrôle sur l’organisation sociale, la résolution de conflits et avec des systèmes de maintien de l'ordre plus ou moins efficaces. Donc, alors que la situation militaire éclatait, la situation sociale implosait. .

Dans le contexte d'une population désespérée faisant face à des difficultés matérielles redoutables, les Talibans pouvaient encore se présenter en tant que défenseurs du peuple contre les actions non seulement de l'ISAF et des forces du gouvernement de Karzai, mais également des forces croissantes d'une nouvelle race de gangsters et de mercenaires – les entrepreneurs militaires privés (PMCs), comme des services de Xe (avant son changement de nom, Blackwater), DynCorp Ltd, MPRI et Kellogg Brown et Root – qui participèrent à un marché global de mercenaires de 100 milliards de dollars et qui s’est développé depuis les années ’90. Le PMCs a fournit une prolongation de carrière pour le personnel ex-militaire à tous les niveaux : la CACI a fournit la moitié des interrogateurs à Abu Ghraib ; le MPRI a 300 généraux des USA en retraite dans ses rangs – et sont actifs à tous les niveaux de l’ISAF avec leurs gestions bien-reliées au Pentagone. La mission officielle des USA est de gagner une guerre, mais les finances du PMCs sont mieux servies par la détérioration de la situation. Le brusque engagement d'Obama à engager davantage de troupes des USA dans la guerre en 2010 est public, par contre l'augmentation associée de la main d'oeuvre de PMC est rarement soulignée. Les évaluations changent, mais il est probable que deux tiers des engagés militaires des USA vers l'Afghanistan cette année soient des mercenaires.

Leur traitement épouvantable de la population a bien joué en faveur des Talibans. Et pour se rééquiper pour leur réapparition, les Talibans ont déclaré que la culture d'opium n'était pas aussi “anti-Islamique” car, après tout, ce ne sont que les kafirs dans l'ouest qui l'emploient ; l'utilisation commune de la marijuana par les musulmans est proscrite. La réapparition des Talibans rappelle également aux populations que les fortunes peuvent changer : les amis et les ennemis d'aujourd'hui peuvent facilement être les ennemis et les amis de demain. Ils doivent s’accommoder des réalités de la vie dans ce monde de folie.

Et la folie ne Se cantonne pas en Afghanistan. La porosité de ses frontières avec tant d'autres états facilite le mouvement du matériel, des hommes et de l'idéologie dans les deux directions. Tous les pays craignent le genre d’explosion qu’éprouve le Pakistan pendant que les fondamentalistes mettent en marche leurs appuis d'autrefois; les Talibans ont même défié l'ISI. Et si l'Inde était complaisante à propos des conséquences du soutien des ennemis des Talibans en Afghanistan, l’orgie meurtrière à Mumbai le 26 novembre a montré à quel point il est facile de retourner le geste.

La mission américaine en Afghanistan a évolué vis-à-vis des changements substantiels de la situation militairo-politique ; il est devenu évident que l'ISAF n'allait pas réaliser ses premiers objectifs. Au moment où cet article est écrit, une conférence, rassemblant les Etats Membres de l'ISAF et le gouvernement de Karzai, se réunit à Londres pour réévaluer la politique et a inventé une nouvelle stratégie double : militairement, ils prévoient la montée subite de l’armée afghane avec les forces américaines ; politiquement, ils ont accepté de créer une caisse noire énorme destinée à être utilisée pour soumettre des combattants Talibans “réconciliables” “de bas niveau”.

Pari dans un jeu de poker

Il n'y a aucun “côté” fidèle ici. Toutes les parties impliquées ont changé d’alliance à l’intérieur et à l’extérieur de l'Afghanistan. Prenez quelques sujets courants impliquant l'Inde, le Pakistan et la Chine – qui ont tous été actifs en Afghanistan. L'Inde est concernée par le fait que l’attitude positive du Pakistan vis-à-vis des politiques des USA leur donnera un avantage dans de futures négociations sur le Kashmir ; le Pakistan ne coopère pas avec l’ l'Inde pour leur permettre d'identifier ceux qui ont facilité l’action des terroristes qui ont perpétré les meurtres du 26 novembre à Mumbai. La Chine a multiplié les liens militaires et industriels substantiels avec le Pakistan, développant des avions de chasse, et construisant des équipements portuaires d'eau profonde pour eux ; l'Inde et la Chine sont impliquées dans les consortiums pour construire des canalisations pour transporter le pétrole et le gaz de Myanmar, de nouveau, vers la Chine – mais elles ont toujours des conflits territoriaux d’envergure au Sikkim, Assam et ailleurs. Les conflits entre ces trois forces nucléaires ont mené à des combats ouverts dans le passé récent, et ils ont tous des intérêts dans le conflit afghan.

Ironie de l’histoire, les USA et la Russie ont trouvé un certain intérêt commun sur leurs vieux champs de bataille afghan. Tous les dirigeants russes sont pour la contention des instabilités fondamentalistes, alors qu’ils ne sont pas heureux au sujet de la base militaire des USA au Kyrgyzstan, ils sont contents de permettre le passage annuel dans leur ciel de 4000 vols militaires américains afin de faciliter des opérations des USA en Afghanistan. Medvedev a indiqué qu'il a discuté ceci avec Obama pendant sa première visite à Moscou : "sans collaboration étroite il n'y aura aucun succès dans ce secteur." Un tel accord entre les administrations américaines et russes présage de nouveaux malheurs pour les populations locales.

Un Vieux Refrain : “ils le détruisent afin de le sauver” Dans les années 60, le développement économique national dans les vieux pays coloniaux était le mantra, et il a eu une certaine crédibilité. Certains se sont développés ; la plupart ne l’ont pas fait. La faillite sociale du système capitaliste du monde aujourd'hui apparaît de manière flagrante en Afghanistan où les impérialismes, les bras, les drogues, les Mafia et les fondamentalistes dirigent et la population est tout à fait appauvrie. Le peuple de l'Afghanistan doit être abasourdi par les améliorations que le nouveau plan de Londres leur donnera. Peut-être montera-t-il à nouveau dans l’échelle. Au 17ème rang, peut-être ?

Dans cette partie du monde, la guerre est conduite avec toute les armes imaginables – les hélicoptères d’attaque, les missiles avec mise à feu commandée à mi-chemin à travers la planète, l'AK47s, les dispositifs explosifs improvisés, les bombardiers suicide, les couteaux et les rochers. Il n'y a aucun manque de main d'oeuvre : la situation économique domestique s'est assurée que les militaires américains pouvaient remplir toutes les cibles de recrutement ; les camps de réfugiés, les madrasas, et les mobilisations internationales de jihad ont fourni la force de l’homme et de l'enfant pour la réapparition des Talibans.

Il n’est pas étonnant que le commandant américain actuel en Afghanistan, le Général McChrystal décrive l'Afghanistan comme "ce Mad Max terriblement complexe, cette société tout à fait dévastée..." Apparemment aveugle au rôle joué par les Etats Unis dans la création de cette société “post-apocalyptique” qu’il voit autour de lui, McChrystal poursuit en disant que l'Afghanistan "[ a ] doit être réparé, et je ne sais pas si nous pouvons le faire. Mais nous ne pouvons pas l'ignorer." Mots sinistres. L'imbroglio impérialiste ne s'arrêtera pas avec l'Afghanistan. Les opérations militaires occidentales déferlent déjà sur un autre pays désespérément pauvre pour continuer la guerre contre la ‘terreur’: les “conseillers” militaires travaillent déjà avec des forces gouvernementales pour “stabiliser” la situation. C'est maintenant au tour du Yémen de rencontrer Mad Max.

Marlowe


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