Luttes pour le droit au logement


La présentation sur la question du logement qui figure ci-dessous a été faite en janvier '07 face à un groupe d'activistes de Seattle qui ont essayé de créer une certaine dynamique « urgence et action » parmi des membres de la classe ouvrière au sujet de la question de la hausse des loyers et des propriétaires absents et indifférents. Les réunions ont été organisées d’abord pour discuter de la situation locale du logement, et ont duré approximativement 2 mois 1/2 avant que le groupe n’accepte de congédier un bon nombre de ses membres, se rendant compte que leur enthousiasme et leur désir « de faire quelque chose » étaient insuffisants pour travailler ensemble. Comme l’a déclaré un des membres lors de la dernière réunion : « ces réunions sont comme une mauvaise date avec un bon nombre de gens, » tandis qu’un autre affirmait qu'il n'a pas voulu faire partie du groupe « … parce qu'il n’arrivait pas à maîtriser le niveau d’incohérence et le méli-mélo général des idées » et aussi , « que bien qu’ils soient venus ensemble pour créer des actions productives, rien n’a pu être créé ».

Même avant que le groupe ait officiellement congédié certains de ses membres, il était évident qu’il ne menait nulle part, et, que comme cela est souvent le cas, la démoralisation et un sentiment de frustration devant l'incapacité d être « productifs » sont apparus, comme le reflètent les citations ci-dessus… ainsi que des reproches. Mais s'il y a un « blâme » à reconnaître, ce serait un blâme « collectif » parce que le groupe tout entier, lors de sa première réunion, a explicitement convenu qu'il n'était pas dans son intention de prendre en considération les différences politiques ; le but était de travailler ensemble autour de la question « de la crise du logement de Seattle…, de mener une discussion en vue de l’action, et non d’un débat philosophique abstrait ». Dès lors, il n'est pas surprenant que l'absence d’une discussion politique ne mène qu’à davantage d'incohérence et de frustration, ce qui a été exprimé dans un sentiment général de « ras le bol ».

Afin d'essayer de provoquer la discussion autour de la question du logement en terme de lutte de classe et des luttes pour le logement dans une perspective historique, une présentation a été faite par un des membres du groupe qui était en désaccord avec l'orientation globale des activistes, mais qui recherchait une occasion de discuter avec d'autres radicaux de Seattle. Ce membre a démissionné peu de temps après la réunion au cours de laquelle la présentation a été faite ; la majorité du groupe a voté pour continuer l’action en établissant un ordre du jour qui incluait d’attirer l'attention sur les loyers élevés de Seattle par une campagne qui devait suivre. Quelques semaines plus tard cependant, le groupe a cessé de se réunir. Les participants, certains plus que d'autres, étaient peu satisfaits du fait que « rien ne se passait à Seattle » ; on ne peut qu’imaginer que leur frustration les uns par rapport aux autres soit devenue une frustration par rapport à la classe ouvrière, dont il semble qu’ils attendaient quelque chose mais dont ils n’ont rien vu venir. La désillusion a atteint son niveau maximum, désillusion au sein même du groupe, et désillusion par rapport à la classe… toutes les deux provenant de la même source à savoir une impatience par rapport au changement, alors que celui-ci ne peut venir que d'une conscience grandissante et d'une résistance collective de la classe dans son ensemble à l'intensité croissante des attaques de ses conditions de vie.

La caractéristique commune de groupes d'activistes libertaires comme celui-ci, est leur focalisation sur un besoin « de faire quelque chose », afin de « créer une étincelle » ou « d’ouvrir les yeux », afin de montrer à la classe (ou à qui que ce soit) le chemin à suivre, même si les conditions ne sont pas appropriées pour cela : en d'autres termes, du « volontarisme ». À la différence des véritables léninistes, ils ne veulent pas que la classe (ou qui que ce soit) les suivent et soit organisée par eux-mêmes le long du chemin à parcourir pour établir leur pouvoir d’état. Ainsi, il s’agit d’une forme de substitutionnisme qui, quoique légèrement différente du Léninisme classique, est toujours basé sur la croyance que la conscience émerge en dehors de la classe.

Ces discussions ont eu lieu au début de l'année, avant la crise actuelle des prêts hypothécaires (les sub-prime) et la vitesse de fermetures de millions de logements. De façon générale l'identification du groupe avec des « locataires », par opposition aux « propriétaires », couplé à un intérêt pour les secteurs les plus pauvres de la classe ouvrière, créent des divisions basées sur le revenu et le statut, par opposition à ce que la classe a en commun. Cette illusion apparaît encore plus clairement dans l'idée fausse que les propriétaires d'une maison ont eu plus de chance et s’en sortent mieux. Ils ont donc vu des problèmes de logement en partant exclusivement du point de vue des locataires. Cette division entre les locataires et les propriétaires ne prend pas en compte les changements historiques que le capitalisme a créé, y compris des changements dans les conditions de vie de la classe ouvrière : être capable de payer une hypothèque aujourd'hui n’est pas différent que payer un loyer il y a 40 ans. (« Le pourcentage de propriétaires de leur propre logement est monté nettement après la deuxième guerre mondiale, de 45 pour cent à 65 pour cent en un peu moins d’une décennie, alimenté par les désormais classiques prêts à taux fixes sur 30 ans; plusieurs de ces logements étaient en dehors des villes, dans les banlieues,… aujourd'hui ce pourcentage a grimpé jusqu'à 69 pour cent et a été alimenté par le boom des subprimes»). (Institut Urbain : « Second boom immobilier américain » par Edouard Gramlich, 1/30/07). Etre propriétaire de son logement aujourd’hui n'est certainement pas un indicateur d’une existence bourgeoise ou petite-bourgeoise - et l’idée que cela pourrait l’être semble indicative d'une nostalgie prononcée pour un âge passé de la vie prolétaire.

Un article de WSWS, « Wall Street cache l'impact du désastre des subprimes » par Cesar Uco, décrit clairement la tragédie et la dévastation en cours : «des millions de familles de travailleurs, des mères seules et des immigrés qui voient leur épargne modeste s’envoler » D'ailleurs, si nous prenons en considération « les pauvres et les personnes âgées qui ont pris des deuxièmes hypothèques pour joindre les deux bouts, l'image devient encore plus triste. Bien que certains parviennent à s’accrocher à leur maisons »… ils le font seulement en supprimant d’autres nécessités de base comme l’alimentation, les soins de santé, l'habillement, l'éducation et le transport. « Quelques comparaisons sont données qui s'appliquent à New York City, mais pourraient certainement être aussi bien appliquées à d'autres grandes villes. Par exemple, »… dans les zones dernier cri de Manhattan, de Greenwich village, de Soho et de Chelsea, comme dans le quartier plus traditionnel de la richesse et du privilège, the Upper East Side, le pourcentage des achats de maison et des prêts de refinancement qui sont des sub-primes équivaut seulement à environ 1 pour cent, et des les non remboursements sont équivalents à moins de 1 pour 1.000. En revanche, dans le Bronx du sud - la zone Mott-Heaven-Melrose - là où le revenu d’un ménage moyen s'élève à 15.500 dollars, les achats de maisons avec des prêts sub-primes sont passés de 7.1 pour cent à 40.9 pour cent entre 2002 et 2006 ; le refinancement avec des prêts sub-primes a grimpé de 29.4 pour cent à 42.4 pour cent. Le taux de non remboursement des maisons a augmenté de 23.7 pour 1.000 en 2005, et ce chiffre sera bientôt éclipsé par la crise actuelle. Les chiffres publiés dans le New York Post la semaine dernière indiquent que les non remboursements dans les villes touchent essentiellement les quartiers ouvriers de banlieue. Pour la période de juillet 2006 à juillet 2007, dit le journal, les non remboursements ont augmenté de 54.3 pour cent dans le Bronx, 50.6 pour cent à Brooklyn et 126.1 pour cent dans le Queens ". « … Au final, la croissance spectaculaire des hypothèques de subprime dans les zones les plus pauvres de New York City - aussi bien qu'ailleurs dans le pays – est devenu un instrument utile pour transférer la richesse de la classe ouvrière directement dans les poches des banques…. »

Ce qui doit être souligné, et ce que la crise actuelle illustre, est que le logement décent est de plus en plus menacé pour une partie croissante de la classe ouvrière, pas simplement dans les pays pauvres mais même dans les plus riches ; que cette tendance augmentera en même temps que la crise du capitalisme s’approfondit, de sorte que la lutte de classe autour des problèmes de logement peut devenir une question sérieuse, un aspect important d'une rupture généralisée avec la norme capitaliste et la légalité. Cela dit, on ne peut pas nier le fait que les quartiers ouvriers aux USA (et ailleurs) sont occupés à disparaître, que la classe capitaliste a démantelé les sites industriels de fabrication et les quartiers ouvriers se sont éparpillés. A mesure que les non-remboursements augmentent, à mesure que le prix des maisons augmente, des familles ouvrières sont dispersées en dehors de leurs endroits de vie habituels avec une diminution du sentiment d'identité comme personnes faisant partie des forces productives. Ceci impose aux luttes basées uniquement sur des conflits de logement d’être plus dures. Mais pour le moment, pour des millions de propriétaires faisant partie de la classe ouvrière, la crise actuelle montre à quel point ils sont insécurisés.

Comme la présentation ci-dessus le souligne, c’est le fait de « s’associer en tant que classe » comprenant des locataires et des propriétaires, unis ensemble pour affronter les luttes sur le lieu de travail, qui donnera à la lutte de classe « le pouvoir de renverser le capital ».


Quelques réflexions sur les luttes concernant le logement




1. Le logement est-il une question de classe ?

Oui. Le capitalisme attaque notre classe dans ses conditions de vie et de travail. Il y a beaucoup d'exemples dans l'histoire de la lutte de classe, de grèves des loyers, de résistance collective contre des expulsions et des exemples d’appropriations du logement. En outre, nous pouvons nous attendre à ce que cette question devienne de plus en plus importante dans l’avenir. Les loyers ont monté énormément ces dernières années et beaucoup de familles faisant partie du monde du travail doivent dépenser 30% ou plus de leur revenus pour cela. Plus d'un quart des hommes sans logement aux USA sont des personnes qui ont du travail et leur nombre est en augmentation. Ces dernières années, des millions d'ouvriers, poussés par des loyers élevés et leurrés par les faibles taux d'intérêt, se sont profondément endettés pour acheter leurs maisons à des prix trop élevés. Quand les prix des logements baissent, ce qu’ils ont déjà commencé à faire dans quelques régions des USA, ils se retrouvent avec des engagements dans des montants de dettes plus importantes que la valeur nominale de leur maison, ce qui oblige un grand nombre d’entre eux à quitter leur logement. Le niveau de l'endettement de la classe ouvrière a augmenté énormément et particulièrement aux USA. C'est une réelle bombe, prête à exploser lorsque la prochaine récession arrivera. Il semble tout à fait possible que ceci se produise dans un futur pas trop lointain et que le choc sera dur. Le logement deviendra alors très probablement une question brûlante, à la laquelle les ouvriers devront faire face d'une manière collective.

D'autre part, nous devons également tenir compte de l'impact des changements que le capitalisme a subis dans ce dernier quart de siècle. Les procédures de travail du capitaliste ont changé, créant de nouveaux emplois et en éliminant beaucoup d'autres. La loi de la valeur a pénétré chaque aspect de la société, chaque coin de la terre, transformant toute l'activité sociale en une relation de capital-travail, transformant de ce fait en prolétaires des centaines de millions de médecins, de scientifiques, d’éducateurs, de chercheurs, d’indépendants, de personnes fournissant des soins, de paysans, d’artisans, de producteurs indépendants, etc. La classe ouvrière s'est développée mais a été également recomposée. Le prolétariat industriel s'est rétréci aux USA et n’inclut pas plus de 17% de toute la force de travail. Encore plus que le travail, le logement est devenu dispersé. Les remparts denses du prolétariat urbain font partie du passé, au moins à l'Ouest. En outre, les différences de revenus au sein de la classe ouvrière (dues, entre autres choses, à la surabondance de la main-d'oeuvre non qualifiée et peu qualifiée et la pénurie de certaines formes de travail spécialisé) ont inévitablement comme conséquence des différences dans les conditions de vie. Cependant, ces différences ne résultent pas d'une différence de nature entre ces catégories : elles sont toutes les deux exploitées par le capitalisme et ne peuvent se libérer qu’en se constituant ensemble en tant que classe. Il est imaginable qu'il pourrait y avoir des situations (par exemple quand des jeunes de bonnes familles se déplacent dans un environnement plus pauvre) dans lesquelles il pourrait y avoir un conflit de « gentrification » opposant les ouvriers les uns aux autres. Je ne vois pas ce que cela pourrait apporter d’un point de vue révolutionnaire. Les (pro)-révolutionnaires n'ont pas à fétichiser les éléments les plus pauvres de la classe ouvrière. Bien qu’il soit exact que se sont les premiers à souffrir et peuvent donc être les premiers à résister, si leur lutte demeure une lutte pour les pauvres, elle est condamnée. Ce qui nous intéresse, en tant que militants révolutionnaires, c’est l’unification de la classe comme un tout, parce que c’est seulement à partir de ce moment que peut naître la force de renverser le capital. Cela m'amène à mon point suivant:

2. Quel est le potentiel des conflits pour le logement du point de vue (pro)-révolutionnaire ?

Nous sommes intéressés par des conflits liés au logement pour la même raison que nous sommes intéressés par des conflits sur le lieu de travail : parce qu'ils peuvent mener à un renforcement de la classe, une rupture d’avec la normalité, un questionnement de l’ordre capitaliste, la possibilité d’imaginer collectivement une société différente. Mais seulement si la lutte est faite sur une base de classe. Dans une lutte autour du logement, ceci peut être moins évident que dans une lutte sur le lieu de travail, pour les raisons mentionnées ci-dessus. Pour autant qu’il soit possible pour les pro-révolutionnaires de participer à de telles luttes, ils devraient souligner la nature de classe du conflit et plaider en faveur du rattachement de la lutte à la résistance dans les lieux de travail. Il semble peu probable qu'un mouvement fort autour du logement puisse surgir en l'absence d’un mécontentement sur le lieu du travail. S'il en est ainsi, il serait condamné à la récupération et à la défaite.

3. les prorévolutionnaires devraient-ils essayer d'organiser des actions autour de la question du logement ?

Les prorévolutionnaires doivent- ils entreprendre une action directe contre de mauvais propriétaires dans l'espoir de les effrayer et de les mener à faire des concessions, de sorte que de petites victoires démontreraient aux locataires qui sont trop « en retrait » pour combattre sauf quand quelqu'un leur montre les avantages de l'action directe ? Une telle pensée signifie qu’une minorité déterminée pourrait transmettre sa volonté de combattre aux masses. Cela implique une confiance d’avant-garde dans la croyance que les masses peuvent être entraînées sur le chemin de la révolution, et une sous-estimation correspondante quant à la créativité de la classe. À cet égard, les groupes comme le CLAC sont les mêmes que les léninistes classiques. C’est une chose de dire que, quand les conditions sont mûres pour des luttes à propos du logement, nous devrions les encourager et les soutenir avec enthousiasme, mais c’est tout à fait autre chose de dire que nous devrions les initier et les organiser. Ce qui nous intéresse n'est pas tellement le résultat immédiat d'une lutte (un propriétaire promet de respecter les règles, ou de dépanner, ou de supprimer une expulsion) mais bien de contribuer à la conscience de soi-même et à la confiance de notre classe, à une conscience croissante de sa puissance potentielle. Cela exige une auto-organisation, une coupure avec les pratiques sociales enracinées par lesquelles se perpétue un statu quo et qui incitent des ouvriers à croire qu'ils ne peuvent pas agir tout seuls, qu'ils ont besoin de l’appui et du leadership des syndicats et d'autres spécialistes. Si nous remplaçons seulement cette dépendance à l'égard des syndicats ou de l'église, par une dépendance à l'égard les actions directes, nous n'aurons contribué à rien de fondamental face au défi que représente la norme capitaliste.

En Europe, il y a eu une montée dans des luttes à propos du logement en 1975-1980, avec, entre autres, un mouvement fort et politisé de squatters en Hollande, au sein duquel des anarchistes et même quelques communistes de gauche, ont joué un rôle de leaders. Après dix ans, ceci a été suivi par une lutte de classe très intense dans les usines, les mobilisations pacifistes importantes, etc. L'énergie produite par cette décennie mouvementée est encore palpable, même si la lutte de classe a diminué. En se concentrant sur le logement, une minorité politisée essaye de maintenir cette énergie sur un autre terrain pour l'action. Certains ont espéré que l'étincelle qui a jailli du mouvement en faveur du logement pourrait rallumer le feu vers des horizons plus larges. Cela ne s'est pas produit.

Dans une certaine mesure, l’accent mis sur le logement aujourd'hui par quelques activistes anti-capitalistes, impatients face au changement, peut être aussi motivé par la désillusion provoquée par le manque de lutte dans les lieux de travail et par des illusions au sujet de ce qui peut être accompli sur le seul terrain du logement.

Mais si l’on peut discuter sur le fait que les mouvements de squatters de la fin des années 70 constituent le dernier souffle de la lutte de classe des années 60-70, les luttes pour le logement ne pourraient-elles pas être aujourd’hui le commencement d'une nouvelle vague ? Qui sait ? Personne n'a une boule en cristal. Mais si cela devait arriver, elles devraient résulter d'une volonté collective. C'est ce qui manque toujours aujourd'hui. Il serait beaucoup plus simple si les gens voulaient combattre mais aurait besoin de l'exemple des activistes pour leur montrer comment, mais ce n'est pas réalité.

Il n'y a aucun doute que des attaques plus intenses concernant les conditions de travail et de vie de notre classe arrivent. C’est seulement dans un contexte de résistance collective face à ces attaques que les luttes à propos du logement pourraient avoir une dynamique anti-capitaliste. Sans ce contexte, elles peuvent facilement être réprimées et/ou récupérées.

La classe capitaliste hollandaise s'est montrée très à même de récupérer le mouvement de squatters sans que cela provoque aucun dommage à sa domination. Quelques aménagements créatifs avec les propriétaires ont été réalisés en permettant à des squatters de rester et de légaliser leur situation, mais beaucoup d'autres squatters ont été expulsés ou dispersés. Une partie du mouvement a été incorporée à la gauche du capital, une partie a trouvé une place dans des services sociaux, et le reste s'est évaporé. En l'absence d'un renouvellement de lutte de classe sur les lieux de travail, rien ne sera possible. Il est vrai qu’assurer un service social (en apportant une aide directe ou les conseils légaux aux locataires menacés d’expulsion, etc.) peut être très utile d'un point de vue humanitaire mais cela n’en fait pas une démarche anti-capitaliste. Cela peut même être soutenu par l'ordre capitaliste en forçant « les propriétaires pourris » à devenir de « bons propriétaires » devenant de ce fait une partie des mécanismes régulateurs de la démocratie capitaliste. La participation aux luttes pour le logement peut seulement être anti-capitaliste si elle identifie que de telles luttes doivent surgir de, et sont organisées par, les ménages d'ouvriers eux-mêmes, et si elle cherche à relier de tels conflits à la résistance face à la domination du capitalisme sur les lieux de travail.

Ca.


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