Une réponse à FD


NECESSITE ET POSSIBILITE DU COMMUNISME


Une réponse au texte sur la nouvelle société

Avec la référence à “ la crise ” dans le titre du texte de FD (“ Avec la crise du capitalisme, quelle perspective pour une société nouvelle? ”, PI n°43, texte qui invite beaucoup à la réflexion), on s’attend à un examen des phénomènes ‘économiques’. Mais la crise à laquelle il se réfère se situe plutôt au niveau de l’aliénation, de la nature de plus en plus déshumanisante de la forme sociale spécifiquement capitaliste dans sa phase de déclin historique; en d’autres termes, l’écart croissant qui existe entre l’être en tant qu’espèce (ou, autrement dit, ce qui est requis pour satisfaire les besoins de l’humanité) et l’être social.

NÉCESSITÉ DE LA RÉVOLUTION

Pour moi, le cœur de la discussion dans ce texte concerne la question de la nécessité historique de la révolution communiste dans la théorie marxiste. La descente accélérée du capitalisme dans une barbarie technologiquement avancée menace toute l’espèce humaine, toutes les autres espèces, et même toute la biosphère de la terre. Cette réalité contemporaine pose la nécessité d’une révolution anticapitaliste, c’est-à-dire communiste. “ Mais ”, demande F, “ s’agit-il d’un processus inéluctable? ” C’est-à-dire, de quel genre de nécessité parlons-nous ? C’est vraiment une question philosophique.

Bon nombre de marxistes traditionnels ont affirmé que la nécessité de la révolution communiste est ce qu’ils appellent une “ nécessité historique ”. Et certes, il existe des remarques dans divers textes (plutôt ‘de jeunesse’) de Marx et Engels qui accréditent ces affirmations. Ne s’agissait-il que de “ l’héritage hégelien ”, ou bien était-ce dû plutôt à leur immaturité, ou bien à la réalité sociale capitaliste et la critique théorique de cette “ économie politique ” dont Marx a fait le travail de sa vie? FD rejette explicitement ce genre de “ nécessité historique ”.

En fait “ l’héritage hégelien ” n’est pas le seul facteur qui a conduit divers marxistes traditionnels à croire à la “ nécessité historique ” de la révolution communiste. Nombre de marxistes non hégeliens ont été amenés à croire que le travail théorique du Marx mûr, “ économiste ”, “= objectiviste ” (Les Grundrisse, Le Capital, etc.) constitue une espèce de “ science ” de la société et de l’histoire, une science qui établit clairement l’inévitabilité du communisme. La vision “ scientiste ”, selon laquelle le matérialisme dialectique marxiste est une science positive complète, avec des “ lois ” qui gouvernent toute l’activité sociale, est devenue dominante au sein de la Deuxième Internationle, la Troisième Internationale et même la gauche communiste, tant dans sa version italienne que dans sa version germano-hollandaise. Autant que je sache, elle est encore dominante dans le milieu bordiguiste et dans certaines tendances conseillistes, et pas seulement là.

Ici la vision est que Marx a établi que le capitalisme est destiné à décliner et s’effondrer, que la tendance inéluctable au déclin historique du taux de profit du capital entraînera des crises économiques croissantes et des convulsions sociales qui obligeront la classe capitaliste à attaquer de plus en plus les conditions d’existence de masses toujours croissantes de la classe ouvrière, ce qui entraînera une résistance croissante et une lutte collective des ouvriers, débouchant sur une situation révolutionnaire. (Pour les léninistes, le développement de la lutte de classe donne naissance au développement du parti, rendant la révolution possible; alors que pour les anti-léninistes, aucun parti ne peut remplir ce rôle ; la révolution est considérée comme un produit spontané de la lutte de classe). Un soulèvement révolutionnaire donné peut être un échec, mais si le capitalisme n’est pas aboli, la nécessité de la révolution demeurera (et s’intensifiera), d’autres soulèvements auront lieu inévitablement jusqu’à la révolution triomphante.

FD distingue deux visions historiques au sein du mouvement révolutionnaire. L’une “ évolutionniste ”, l’autre “ volontariste ”. La première “ favorise l’émergence d’une nouvelle société à partir des prémisses de la société capitaliste. La question de la conscience n’est pas posée. On en reste à un strict déterminisme, ramenant ainsi le mouvement vers le communisme à un simple productivisme et interprétant la théorie marxiste comme un simple processus explicatif de la société en devenir. ” L’autre, une “ vision volontariste qui insiste sur l’activité consciente du prolétariat comme facteur de changement. Des interprétations différentes ont pu être faites quant au niveau de conscience du prolétariat, l’origine de cette conscience, la façon de la générer. ”

Ce que FD appelle la vision “ évolutionniste ” est très similaire à ce que j’ai appelé plus haut la vison “ scientiste ”. Elle pourrait aussi être décrite comme “ objectiviste ”, “ déterministe ”, et “ réductionniste ”. Il paraît clair que nous voulons tous rejeter cette perspective marxiste traditionnelle, orthodoxe. Mais est-ce que cela veut dire que nous adhérons tous, par défaut, à ce que FD appelle la vision “ volontariste ”? Le problème est qu’il existe beaucoup de visions “ volontaristes ”. Le volontarisme anarchiste, qui néglige complètement l’état de développement des forces productives de la société, croyant que la révolution anticapitaliste est possible n’importe quand dans l’histoire, se retrouve mis dans le même sac que le léninisme, ou que n’importe quelle vision non“ évolutionniste ” qui peut exister aujourd’hui. Cela ne me semble pas satisfaisant.

La vision selon laquelle “ l’émergence d’une nouvelle société [se pose] à partir des prémisses de la société capitaliste ”, que FD attribue à la vision évolutionniste, est, je dirais, une thèse essentielle du marxisme, que même les marxistes “ volontaristes ” défendent. Le développement du capitalisme prépare le chemin pour le communisme, il en fait une possibilité historique en développant les forces productives au point qu’il devient possible d’éradiquer la pénurie pour toute l’espèce humaine. Il s’agit là des conditions “ objectives ” de la société capitaliste. Cette thèse sépare les marxistes non “ évolutionnistes ” des volontaristes authentiques, autant les anarchistes que les utopistes. Les volontaristes authentiques ne tiennent compte que des conditions subjectives, la conscience – et même là, seulement partiellement, en règle générale – alors que les marxistes non “ évolutionnistes ” tiennent compte autant des conditions subjectives qu’objectives, autant de la conscience que des conditions “ politiques économiques ”. Le problème, pour développer une nouvelle vision marxiste adéquate au 21e siècle, est comment équilibrer les forces subjectives et objectives en une théorie révolutionnaire unifiée.

Toute théorie marxiste cohérente marche en équilibre entre déterminisme et “ indéterminisme ” (l’antithèse du déterminisme). Marx a théorisé comment la réalité et l’activité sociales pouvaient s’expliquer en termes de développement des forces productives humaines et des rapports de classe et intérêts des différents membres de la société. Ces facteurs, et les luttes de classes qui s’ensuivent, sont censés être le “ moteur ” du changement social tout au long de l’histoire de la société de classes. Comme dit FD, ils “ régissent ” l’activité sociale; ils sont ‘déterminants’. Ce n’est pas ça le déterminisme, mais il n’en est pas loin non plus, au moins en comparaison avec les diverses visions ‘indéterministes’ religieuses ou mystiques. FD : “ Le processus fondamental, finalement décisif, est le développement des forces productives matérielles et sociales ”. Mais en même temps “ L’histoire n’est pas abandonnée au hasard; elle n’est pas non plus régie par une nécessité prédéterminée et inflexible ”.

Alors que la vision historique “ évolutionniste ” discutée plus tôt défendrait la ’nécessité inflexible’ du cours de l’histoire, la vision “ volontariste ”, comme dit FD, insiste sur le rôle de la conscience dans le processus. Mais la conscience ne contredit pas en soi le déterminisme et la nécessité socio-économique. En fait Marx a expliqué comment la conscience dans la société de classes était largement déterminée ou au moins régie- par les intérêts et les conditions matériels de classe. Pour les évolutionnistes, la conscience en tant que telle est un pur reflet des intérêts et conditions de classe et rien de plus.

FD écrit : “ Dans son ensemble, ‘en gros’ dit Marx, l’histoire suit un certain cours, un développement général, dans lequel la conscience et la volonté des individus n’ont qu’une part relativement modeste, du moins jusqu’ici ”. C’est un point très important. La conscience humaine et le “ libre arbitre ” (la volonté des individus) se développent, évoluent tout au long de l’histoire. Leur rôle dans le processus historique tend à croître avec le temps. Le déclin progressif du règne de la nécessité naturelle sur l’activité humaine dans le cours de l’histoire est concomitant, de ce développement de la conscience et du libre arbitre, qui inclut aussi la connaissance scientifique et technique et son application.

Mais avec la diminution de l ‘influence de la nécessité naturelle, le rôle de la nécessité socio-économique assume une plus grande influence. Ceci est particulièrement vrai à l’époque capitaliste actuelle. La domination de la société par la loi de la valeur, qui est en réalité une loi de processus et de rapports sociaux, augmente avec la transition vers la domination réelle du capital. La domination réelle du capital sur la société vient essentiellement remplacer la précédente domination par la nature. La réification des rapports sociaux capitalistes s'empare graduellement de la conscience de toutes les classes et couches de la société. Ces rapports sociaux finissent par paraître intransigeants, même permanents, à tous ceux qui les subissent.

Pour régler la question de la nécessité de la révolution communiste, donc, il me semble que le type de nécessité en question n’est pas historique dans un sens téléologique ou ‘scientifique’; il est plutôt pratique. Etant donné les besoins matériels, pratiques, de l’espèce humaine, et étant donné la menace du capitalisme, la révolution est une nécessité, un point c’est tout. C’est une question de survie humaine (et biosphérique) que la réalité met en avant comme une tendance à un refus collectif croissant de tolérer la barbarie technologiquement avancée et la dégradation environnementale. Cette question de survie est bien entendu analogue au problème de survie que l’espèce humaine a déjà rencontré. Mais dans le passé c’était une question de survie face aux désastres, menaces et dangers naturels. Maintenant c’est une question de survie face aux désastres, dangers et menaces posés par un système socio-économique de plus en plus hors de contrôle, bien qu’il soit produit et dirigé par l’homme. Il n’est pas de nécessité historique ou de processus téléologique dans cette vision, simplement les besoins pratiques matériels de l’espèce humaine.

POSSIBILITE DE REVOLUTION

C’est la conscience globale du prolétariat de ces besoins et sa volonté collective d’obtenir leur satisfaction face à la barbarie croissante du ’progrès’ capitaliste qui rend la révolution possible. La volonté collective de lutter pour les besoins communs est quelque chose qui se forge dans la lutte ouverte, en résistance aux déprédations du capital. Pour moi, cette volonté collective de la classe ouvrière est inséparable de la conscience de classe; en fait, je considère que c’est l’aspect essentiel de cette conscience. Pour ce qui me concerne, je pense que c’est une grosse erreur de séparer la ‘conscience’ collective de la ‘volonté’ collective de la classe ouvrière (comme la gauche italienne l’a fait traditionnellement, par exemple). Car, dans ce sens, ce serait réduire la conscience en quelque sorte à une contemplation, c’est-à-dire la forme bourgeoise de la conscience, typique de la période de déclin historique du capitalisme; une forme qui a été amplement analysée et critiquée par Georg Lukacs dans sa “ Réification et conscience du prolétariat ” (qu’on peut trouver dans son Histoire et Conscience de Classe). Pour n’importe quelle théorie marxiste adéquate aujourd’hui, la conscience de classe du prolétariat est essentiellement (mais pas seulement) pratique : elle est orientée vers la pratique collective, la lutte ouverte, vers l’abolition historique du capital, et elle émane directement de l’expérience de la lutte collective contre la classe capitaliste dominante. La conscience de classe donc, contient au moins (i) une conscience claire et collective de nos nécessités et aspirations humaines communes, (ii) une conscience claire et collective du contexte socio-économique dans lequel la classe ouvrière se trouve et (iii) une volonté collective de poursuivre la satisfaction de ces besoins face aux innombrables obstacles que le capitalisme, embourbé dans sa crise permanente, pose sur le chemin de leur satisfaction.

Le capital a ses propres besoins, et parmi eux se trouve le besoin que (les membres de) la classe ouvrière subsume ses besoins aux besoins de la perpétuation du capitalisme. Ces besoins humains ne sont pas satisfaits (en grande partie) sous le capitalisme, mais le capital a besoin de cacher que c’est son existence même qui interdit la satisfaction de ces besoins. C‘est pourquoi les agents idéologiques de la loi capitaliste se donnent tant de moyens pour détourner, distraire et confondre les masses de la classe ouvrière pour l’empêcher de développer cette conscience. Surcharge d’information et incohérence sont le lot quotidien dans les conditions courantes d’accélération avancée des technologies de communication. Dans cette situation confuse où des secteurs économiques entiers sont déplacés ou les contours des classes bougent constamment, où l’Etat continue à se décharger de son rôle de pourvoyeur de sécurité sociale pour tous, où le règne de la fantaisie et de la ‘virtualité’ s’étend rapidement et devient de plus en plus ‘réel’, il devient de plus en plus difficile pour la classe ouvrière de trouver son chemin pour sortir de ce bourbier et d’acquérir la conscience critique que c’est le capital et ses rapports sociaux qui empêchent la satisfaction de ces besoins.

Ce n’est pas seulement la volonté collective de résister aux exigences du capital qui se forge dans la lutte ouverte. Les deux autres éléments de conscience de classe mentionnés plus haut – conscience de nos besoins humains communs et conscience de notre contexte social – se forgent aussi largement dans la lutte ouverte. Quand cette lutte surgit, on apprend directement de nouvelles vérités à grande échelle, des vérités sur ce que les ouvriers (et autres dans la même classe) ont en commun, et des vérités sur la nature du système social capitaliste auquel on se confronte. (En même temps, une fois qu’un certain niveau de conscience du contexte social est atteint par la lutte, de nouvelles choses sont comprises en dehors des luttes, mais c’est toujours en lien avec les luttes à venir). Tant que la lutte continue à avancer, ces vérités sont apprises et la conscience de classe se développe. A cet endroit, l’avancement des technologies de communications que le capitalisme développe actuellement, peut être retourné contre lui par ses ‘fossoyeurs’.

Ainsi, la poursuite du développement continué de la conscience de classe semblerait reposer sur la volonté de la classe ouvrière à engager une lutte ouverte contre la classe capitaliste dominante. Nous savons qu’une telle lutte est inévitable tant que le capital continue à se développer, et particulièrement tant que le capital demeure embourbé dans une situation de crise permanente. Cependant, cette lutte peut rester limitée à un petit nombre d’ouvriers, à un moment donné, ou, si elle est le fait de grand nombres d’ouvriers, elle peut rester limitée aux strictes formes et canaux que le classe dominante essaie de lui imposer. Tant que durera cette situation, les ouvriers échoueront et seront démoralisés et les vérités apprises dans les luttes demeureront limitées, conduisant au mieux à la conclusion négative que ces luttes limitées, défensives, ‘ne paient pas ‘, qu’elles ne servent à rien.

Dans une telle situation, certaines parties de la classe, sous l’influence d’une des idéologies dominantes, concluront que la lutte de classe est invariablement impuissante. Seule une minorité est susceptible de conclure que la lutte doit passer à un niveau supérieur, à une généralisation à autant de parties de la classe que possible, et au rejet ouvert de toutes les restrictions légales ou autres qui se trouvent sur le chemin de la généralisation. La plus grande partie demeurera probablement dubitative et sceptique sur la poursuite d’une lutte qui entraîne plus de risques, plus de danger, qui demande un plus grand engagement. Pourquoi feraient-elles confiance à des prolétaires d’autres lieux, qui ne nous sont pas familiers, à la différence de leur propre classe dominante qui leur est très familière et dont ils dépendent pour leur subsistance capitaliste ? Pourquoi abandonneraient-ils leur condition existante pour une aventure inconnue?

Le marxisme, depuis ses origines, a toujours dû affronter ces questions, des questions que ont poussé beaucoup de militants sérieux à le rejeter. La réponse du marxisme a été de dire que l’histoire est essentiellement une question de changement, de changement social, mais aussi changement des consciences, changement d’attitudes et d’opinions. Les circonstances de vie des hommes (de l’humanité) changent, que ce soit à cause des effets des aléas de la trajectoire du mode de production dans lequel ils vivent, ou de l’effet de certains facteurs ‘fortuits’. Ces changements peuvent avoir un impact énorme sur leurs consciences et leurs comportements, ce qui peut à son tour entraîner qu’ils agissent de manière auparavant inimaginable. C’est la compréhension marxiste de la trajectoire du mode de production capitaliste à son époque de déclin historique qui conduit ses défenseurs à croire que la misère toujours croissante, l’aliénation et la barbarie que le capitalisme inflige à l’humanité, apporteront à un moment ou un autre un tel changement massif (ou altération comme dit Marx dans L’Idéologie allemande) dans les comportements et les consciences de la classe ouvrière que cela fera pencher la balance contre la peur de l’inconnu, la peur de la liberté, etc, vers une détermination pratique à éliminer les rapports sociaux du capital, en faveur d’une communauté libre, mondiale et humaine.

Une chose est d’être en opposition active avec les rapports sociaux qui constituent un mode de production et un système social, et tout autre chose c’est d’être orienté, pratiquement, vers la création d’un système social totalement différent (ou tout autre chose qui soit proposé pour remplacer l’ancien système). La possibilité d’une formation sociale entièrement différente doit être clairement envisageable avant qu’une partie significative de la classe commence à agir d’une manière qui indique qu’elles ont une intention révolutionnaire, ou qu’elles forment les débuts d’une classe pour elle-même. Ceci ne veut pas pour dire qu’il faut pouvoir envisager dans les détails la structure d’une telle formation sociale. Ce dont nous avons besoin, c’est plutôt simplement de croire à la possibilité qu’une nouvelle société, quelle qu’en soit sa forme, pourrait remplacer la société capitaliste. Il est important que dans la conscience collective, la classe ouvrière acquière la compréhension concrète qu’un “ autre monde est possible , à condition que ce soit réellement un autre monde, non capitaliste (voir le texte de RV sur “ La visibilité du projet révolutionnaire dans PI n° 44).

Ce sera en fait au cours des luttes de la classe ouvrière contre le capital et ses classes dominantes que se formera dans les consciences l’idée qu’un autre monde, une formation sociale post-capitaliste, est réellement (pratiquement) possible. Cela, parce que la possibilité de transcender le capitalisme se trouve dans les relations que les ouvriers créent les uns avec les autres quand ils s’engagent dans une lutte commune contre les exigences du capital et ses gouvernants. La solidarité, la fraternité, l’égalité, la communauté, l’auto-organisation et l’autonomie de classe, sont des sceaux de toute société post-capitaliste et ils doivent se trouver, parfois florissant, parfois disparaissant, au cours des diverses luttes de la classe ouvrière dans la société capitaliste aujourd’hui. Avec le développement et l’extension des luttes dans la classe, ces rapports se créent et, plus ils se développent, plus claire est la compréhension qu’on se forge qu’une société post-capitaliste est vraiment (pratiquement) possible, et que c’est leur propre conscience, et activité collective qui la rend possible.

E.R.


Home Archives Textes Discussions PI's site anglais Liens